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Le manque de sommeil durant le Ramadhan peut entraîner de graves troubles
02 Mai 2021

Le manque de sommeil durant le Ramadhan peut entraîner de graves troubles

Dr Hafida Latafi, spécialiste du sommeil à l'Etablissement hospitalier public (EHP) de Birtraria recommande vivement de faire ses heures de sommeil durant le mois sacré du ramadhan pour éviter des troubles pouvant se répercuter sur la santé.

 

Dans une déclaration à l'APS, Dr Latafi a indiqué que les habitudes changent durant le mois sacré du Ramadhan vu que les personnes ne font que 3 à 4 heures de sommeil, ce qui peut modifier l'horloge biologique et entraîner des troubles, dont certains sont apparents et se manifestent dans les comportements individuels aussi bien dans la rue, au travail ou pendant la conduite et d'autres sont internes et entraînent un changement hormonal, une sécrétion d'insuline voire un impact sur la mémoire.

Les enfants scolarisés sont perturbés durant ce mois sacré qui coïncide avec le dernier trimestre. Le manque de sommeil peut entraîner des troubles de l'attention et de la concentration chez les élèves, a-t-elle indiqué, rappelant que la date des examens approche.

Si il perdure, le manque de sommeil chez les écoliers peut être un facteur d'échec scolaire, selon la spécialiste qui insiste sur le respect des heures de sommeil devant varier entre 6 et 7 heures par jour, tel que recommandé par les experts de la santé pour préserver l'équilibre mental et physique. Des citoyens approchés par l'APS disent souffrir du manque de sommeil durant ce mois sacré, précisant qu'ils se couchent à une heure tardive et doivent se lever tôt pour se rendre au travail ou accompagner leurs enfants à l'école.

Zahra, fonctionnaire dans un établissement public, affirme qu’ «elle souffre d’un déficit de sommeil, notamment pendant l’après-midi, avec une grande fatigue qui la prend jusqu’à son arrivée à la maison où d’autres tâches l’attendent mais ne pouvant les effectuer ».

Pour sa part, Mohamed, la trentaine, qui était à l’intérieur de sa voiture a indiqué qu’il dort tard au vu de sa profession libérale « qui n’est pas soumis à des heures fixes », ajoutant qu’il lui est arrivé de dormir plusieurs fois à l’intérieur de son local, lorsqu’il se sent fatigué et envahi par « le sommeil ».

Une mère de trois enfants tous scolarisés, affirme « trouver de la difficulté au matin à réveiller ses enfants pour l’école, car ils dorment tard, bien qu’elle tient constamment à « ce qu’ils soient au lit à 21h00 ».

« Le manque de sommeil chez eux les expose au manque de concentration et à des sautes d’humeur insupportables», a-t-elle déploré.

Pour sa part, le président de la Délégation nationale à la sécurité routière (DNSR), Ahmed Nait El-Hocine a indiqué que la délégation a organisé plusieurs campagnes de sensibilisation autour de la prévention des accidents de la circulation, lors du mois sacré, notamment en ce qui a trait à la réduction de la vitesse, à la baisse de la vigilance et au manque de sommeil au volant, en collaboration avec des médecins spécialistes en la matière.

Le même responsable a fait état de 25.000 accidents de la circulation en 2020, dans lesquels la baisse de la vigilance et le manque de sommeil au volant, étaient la deuxième cause de ces derniers, avec un taux avoisinant 14%, ajoutant que ce facteur « n’a pas induit de très graves accidents seulement, mais a entraîné parfois la mort ».

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