Malnutrition

Malnutrition

La malnutrition désigne un état pathologique causé par la déficience ou l’excès d’un ou plusieurs nutriments. L’apport alimentaire anormal peut provenir d’une nourriture en quantité inadaptée au besoin (apport calorique insuffisant ou, au contraire, excessif) ou de mauvaise qualité (carences nutritionnelles ou excès de graisses…) ; d’autres facteurs, notamment psychologiques et pathologiques, interviennent également.Dans les pays en développement, le plus grand problème nutritionnel est la « sous-alimentation », due à un apport calorique insuffisant. Mais partout dans le monde, diverses formes de malnutrition existent, débouchant notamment sur l’obésité et sur de graves carences. La malnutrition a ainsi été appelée la « faim invisible » ou « faim cachée » (« hidden hunger » en anglais) par l’Organisation des Nations unies1, affectant deux milliards de personnes souffrant de carences en sels minéraux et en vitamines, pouvant provoquer des maladies mortelles..
Définition[modifier | modifier le code]La malnutrition doit être définie comme une pathologie, et non comme un état. Il s’agit d’une pathologie systémique aux conséquences multiples et d’étiologies tout aussi variées. L’idée d’une séparation entre une approche quantitative et qualitative est à la fois obsolète et réductrice.
La malnutrition, que ce soit dans l’approche qu’en proposent l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les organisations humanitaires d’urgence s’y consacrant, ou les différentes études effectuées sur le sujet, peut être la conséquence de plusieurs facteurs, le plus souvent associés. Les carences alimentaires, qu’elles soient quantitatives ou qualitatives (et elles sont souvent les deux), sont une cause très fréquente conduisant à un état de malnutrition. Cependant, d’autres facteurs entrent très souvent en jeu.

Plusieurs exemples
pour illustrer ce que représente la malnutrition incluent :
le Niger, été 2005 : les principaux cas de malnutrition rencontrés sont essentiellement dus à une carence majeure en apport alimentaire, du fait de la prolongation de la sècheresse et de l’invasion des zones cultivables par des criquets, ces deux causes ayant conduit à des récoltes largement insuffisantes ;
le Libéria, 2004-2005 : l’apport alimentaire est suffisant pour les populations, à la fois grâce à des récoltes et des importations non négligeables, ainsi que grâce à des distributions alimentaires régulières par le PAM. Cependant, les taux de malnutrition sont importants, surtout dans les zones urbaines. Le principal problème identifié tient essentiellement à des pratiques de soins inadaptées, dont les causes sont multiples. Les mères ne sont pas en mesure de fournir à leur enfant des soins efficaces, du fait d’un déficit cognitif, de troubles post-traumatiques, d’une relation pathologique avec l’enfant, etc.
l’Afghanistan, 2002-2005 : si les carences alimentaires jouent un rôle important dans la malnutrition présente dans ce pays, il a été constaté que beaucoup d’enfants refusaient les soins (l’alimentation étant ici comprise dans les soins) qui leur étaient prodigués, du fait d’un traumatisme psychologique important. Ce phénomène de refus de s’alimenter a été constaté au Rwanda après le génocide, et dans beaucoup de camps de réfugiés et déplacés dont les résidents avaient eu à vivre des événements traumatisants.
Ces quelques exemples montrent qu’une approche purement alimentaire de la malnutrition ne saurait être suffisante, et la plupart des acteurs internationaux de lutte contre la malnutrition ont dû adapter leur prise en charge en développant des programmes parallèles, allant de la stimulation psycho-sociale des mal-nourris à leur prise en charge psychologique.De la même manière, on pourra parler de malnutrition face au problème de l’obésité. Là encore, il serait réducteur de considérer un apport alimentaire inadapté comme sa seule étiologie. Il existe l’obésité liée à des facteurs génétiques conduisant à une surabsorption des nutriments, ou liée à une cause anatomique ou physiologique acquise (troubles acquis du fonctionnement des organes de la digestion, ou de la mobilité, par exemple). Mais l’inadaptation de l’apport alimentaire est ici souvent en elle-même une conséquence d’un trouble psychologique.

Lutte contre la malnutrition
L’action contre la malnutrition prend en compte les caractéristiques de cette pathologie qui ont été décrites ci-dessus. Elle vise plus particulièrement les enfants qui sont les premiers touchés, causant la mort de 2,6 millions d’enfants chaque année dans le monde.

Elle est menée par une grande variété de structures depuis les organisations internationales jusqu’aux associations humanitaires.

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