ONU : plus de 80% des eaux usées mondiales rejetées dans l'environnement

ONU : plus de 80% des eaux usées mondiales rejetées dans l'environnement

Plus de 80% des eaux usées mondiales et plus de 95% dans certains pays les moins avancés sont rejetées dans l’environnement sans avoir été traitées au préalable, a alerté l'Organisation des nations unies dans un rapport publié sur son site web ONU environnement.

 

Publiée à l'occasion de la Journée mondiale de la santé, célébrée chaque année, le 7 avril, le rapport onusien a déclaré que 2,4 milliards de personnes n'ont toujours pas accès à un assainissement amélioré.

"Seuls 26% des services urbains et 34% des services d'assainissement et d'assainissement en milieu rural empêchent efficacement le contact humain avec les excréments tout au long de la chaîne d'assainissement et peuvent donc être considérés comme gérés de manière sûre", ont déploré les auteurs du rapport.

La même source a signalé qu'un nombre plus important d'égouts dépourvus de traitement des eaux usées aggravant  la pollution des rivières.

A l'échelle mondiale, une eau sale présente des risques importants de diarrhée, d'infections opportunistes et de malnutrition, causant 1,7 million de décès par an, dont plus de 90% dans des pays en développement, la moitié étant des enfants. "Ces décès sont principalement dus à l'ingestion de pathogènes fécaux d'origine humaine ou animale", a fait constater le rapport.

"Les eaux usées contiennent des particules de plastique, des polluants microbiens et des traces de médicaments qui peuvent menacer la sécurité de l'eau et la sécurité alimentaire, ainsi que la santé humaine", a alerté la même source en ajoutant de plus que  "le problème est particulièrement aigu dans les zones densément peuplées et dépourvues d'installations de traitement".

Actuellement, plus de deux milliards de personnes vivent déjà sans accès à l'eau potable géré depuis leur domicile en toute sécurité. Dans le monde entier, le nombre de ménages raccordés aux évacuation des eaux et aux systèmes sur site tels que les fosses septiques et les latrines à fosse est à peu près égal.

Face à ce constat inquiétant, un spécialiste des eaux usées à ONU Environnement, Birguy Lamizana, a souligné "que l'urgence d'investir, non seulement dans les réseaux d'égouts, mais dans le traitement des eaux usées n'a jamais été aussi grande".

Les auteurs du rapport ont expliqué que les usines de traitement des eaux usées réduisent considérablement le risque de maladie en éliminant les substances nocives des eaux usées.

Cependant, le processus de traitement repose sur un approvisionnement en électricité constant et fiable, "un luxe dont beaucoup de pays en développement ne dispose pas", ont -ils fait constater, ajoutant que les usines de traitement des eaux usées produisent également du méthane, un important gaz à effet de serre, qui pourrait constituer une source d’énergie utile s’il était correctement géré.

Le même rapport a prévenu  que l'augmentation de la richesse mondiale signifie que les eaux usées, y compris les eaux d'égouts, contiennent des quantités croissantes de produits chimiques dangereux, de substances toxiques et des débris associés aux modes de vie des consommateurs modernes.

Cette année, la Journée mondiale de la santé, célébrée par Organisation mondiale de la santé, rappelle que des systèmes efficaces de gestion des eaux usées et d’assainissement sont essentiels pour protéger la santé humaine.

Parmi ces objectifs de développement durable pour 2030, combattre les maladies transmises par l’eau et autres maladies transmissibles, mettre fin à l’épidémie de sida, à la tuberculose, au paludisme ainsi que les hépatites et  maladies tropicales négligées.

Egalement, réduire nettement le nombre de décès et de maladies dus à des substances chimiques dangereuses et la pollution et à la contamination de l’air, de l’eau et des sols, et ce, en éliminant le déversement et en minimisant les rejets de produits chimiques et de matières dangereuses, en réduisant de moitié la proportion d’eaux usées non traitées et en augmentant considérablement le recyclage et la réutilisation sans danger à l’échelle mondiale d’ici 2030.

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