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Le président de la Fédération algérienne de football (FAF) Kheireddine Zetchi, a écarté mardi l'idée de désigner le champion de la Ligue 1, dans le cas où la compétition, suspendue depuis mi-mars en raison de la pandémie de nouveau coronavirus (COVID-19), serait arrêtée à la 22e journée.

 

"Dans le cas où l'option d'arrêter le championnat à la dernière journée sera prise, je ne considère pas qu'on doit déclarer un champion, parce que le championnat ne s'est pas terminé. Un champion est celui qui va au terme de la compétition c'est à dire jusqu'à la 30e journée. Par contre, on va devoir désigner des représentants pour les compétitions africaines, et c'est à ce moment-là qu'il faudra tenir compte du classement avant l'arrêt de la compétition", a-t-il indiqué sur les ondes de la radio nationale.

La saison footballistique 2019-2020, suspendue depuis le 16 mars en raison du COVID-19, reprendrait ses droits après "la levée du confinement et autorisation de rassemblements", comme décidé lors de la récente réunion du Bureau exécutif de la FAF.

Avant la suspension du championnat (22e journée), le CR Belouizdad occupait la tête du classement avec 40 points en plus d'un match en retard, devant l'ES Sétif et le MC Alger, qui comptent 37 points chacun, mais avec un match en moins pour le "Doyen".

"La meilleure option est de reprendre la compétition, mais dans le cas contraire nous allons choisir parmi les moins mauvaises solutions. Nous allons faire participer les clubs, qui sont un élément incontournable à la solution. Deux options se présenteront alors : arrêter le championnat en déclarant une saison blanche, ou bien arrêter le championnat avec le classement de la dernière journée (22e journée). La décision va pouvoir être validée par le Bureau fédéral, mais il ne s'agit nullement d'une décision administrative", a-t-il ajouté.

Avant d'enchaîner : "Nous allons inviter les clubs à décider à la majorité, nous sommes dans un contexte démocratique, où il faut faire participer tout le monde à la décision. Ainsi, la majorité aura le droit d'exprimer sa décision, On va ensuite entériner ladite décision".

 

== désigner les relégables, un vrai casse-tête chinois ==

 

Interrogé sur quelle base l'instance fédérale va s'appuyer en cas d'arrêt de la compétition, à la 22e journée, Zetchi a estimé qu'il serait injuste de faire reléguer le dernier du classement, alors qu'il restait encore huit journées à disputer.

"Pour la relégation, il va falloir bien réfléchir, car sincèrement ça serait injuste de reléguer celui qui est dernier à la 22e journée, alors que le championnat n'est pas terminé. Il a un droit de se défendre. En huit journées, le dernier peut espérer se maintenir. Je ne suis pas favorable aux décisions administratives, sauf lorsqu'il s'agit d'une décision de la DCGF (Direction de contrôle de gestion et des finances) ou des instances pareilles.

En cas de reprise de la compétition, le président de la FAF a appelé les clubs à rationnaliser leurs dépenses, dans l'objectif d'appliquer le protocole sanitaire.

"Il va falloir s'habituer à vivre avec le virus. Si demain, nous recevrons les aides de la FIFA ou celle de la CAF, il va bien falloir les distribuer, j'espère qu'il seront utiliser à bon escient.  Les clubs doivent puiser dans leurs budgets, il doit y avoir une révision de la politique salariale pour que justement ils mettent plus de moyens dans la réalisation de ce protocole sanitaire , car ça y va de la santé de leurs joueurs", a-t-il souligné.

"Nous avons décidé de mettre les compétitions en veille jusqu'à le feu vert des autorités et des services sanitaires, c'est clair, net, et précis. Il va bien falloir reprendre un jour la saison, celle d'aujourd'hui, ou bien celle de l'exercice 2020-2021, tout en respectant le protocole sanitaire qui va accompagner notre quotidien", a-t-il enchaîné.

Enfin, Kheireddine Zetchi a fait était d'un "retour progressif à la normale", en cas de reprise ou bien en vue de la saison prochaine, dans cadre de la présence des supporters dans les enceintes sportives.

"En cas de reprise, le mieux est de reprendre à huis clos, c'est une certitude. Ensuite, nous allons se pencher sur un retour progressif du public, avec un nombre limité, une fois que la situation sanitaire sera maîtrisée, en permettant par exemple la présence de 2000 à 3000 supporters dans le stade, tout en se concertant avec le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS). Il faut être vigilant et prudent, car ce virus est très contagieux et peut avoir des formes très sévères".

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